Les derniers survivants qui ont combattu les forces coloniales françaises et le régime d’Ahmadou Ahidjo vivent encore les traumatismes de la guerre d’indépendance. La rébellion armée de 1955 à 1970 dans les maquis de l’Ouest du Cameroun a en effet laissé des blessures indélébiles chez ces vétérans. Aujourd'hui âgés entre 80 et 108 ans, ils étaient de jeunes garçons et filles, souvent enrôlés à leurs corps défendant.
Le déséquilibre des forces, entre une rébellion armée de gourdins, de machettes, de fusils artisanaux et une armée équipée de fusils automatiques et d’avions bombardiers usant du napalm, a causé plusieurs dizaines de milliers de morts selon l’historien français Marc Michel, mais plusieurs centaines de milliers de morts selon d’autres sources historiques.